Déroulement hélicoïdal des spires
Observons une canne avec cinq anneaux actuels.
Ce dessin montre le positionnement des anneaux sur la canne et "x" indique le
nombre de spires entre eux.
Nous remarquons que :
- l’espace entre les anneaux change d’un anneau à l’autre ;
- le diamètre des anneaux est plus petit d’un anneau à l’autre.
On peut en déduire que :
- le diamètre de la bobine du moulinet détermine la longueur des spires, variable
au fur et à mesure de leur déroulement ;
- l’espace entre les anneaux détermine le nombre de spires entre eux, variable avec le diamètre de la bobine
du moulinet et au fur et à mesure de leur déroulement ;
- le point de contact des spires dans les anneaux tourne et change d’un anneau à l’autre au cours du
déroulement.
Ce qui conduit à l’étude suivante.

Chacun de ces dessins représente deux anneaux concentriques. L’anneau intérieur d’une figure devient l’anneau
extérieur de la figure suivante. Entre l’anneau de départ et l’anneau
suivant, le mouvement tournant divergent des spires est dû à leur
déroulement hélicoïdal et à la masse spécifique du nylon.
Nous observons :
- le décentrage (en pointillé) du fuseau entre les points de contact des spires sur les anneaux ;
- un balourd (force latérale), passant par le centre des anneaux et la demi-longueur du
fuseau. Il engendre une pression-friction tournante continue et extrême
sur ces derniers, dans le sens de la flèche, parce que chacun des anneaux
fait rentrer le ventre du balourd pour qu’il passe dans l’anneau. Dès
son passage dans l’anneau, le ventre se reforme. Le processus se
renouvelle à chacun des anneaux et provoque un freinage continu très important.
Cette description varie avec le diamètre des spires dont la longueur diminue en même temps que leur
nombre augmente au mètre linéaire au cours du déroulement.
Les spires sont toujours plus grandes que le diamètre des anneaux et dépendent :
- du diamètre intérieur de ces derniers (et non l’inverse !), de leur nombre, de leur espacement ;
- du diamètre du nylon, de sa masse spécifique, de sa mémoire,
- de la vitesse que le lanceur peut donner au lest et dont dépend la nervosité des spires dans les anneaux.
Plus grand est le nombre des spires entre les anneaux (dans le cas d'une bobine de petit diamètre), plus grand
est le nombre d'anneaux, plus forte est la pression-friction sur les anneaux.
Parce qu’il est connu, je n'ai pas représenté le foisonnement des spires devant l’anneau
de départ, mais nous devons tenir compte de son très important freinage.
Les anneaux de grand diamètre suppriment :
- l’angle que fait la ligne entre le moulinet et l'anneau de départ ;
- le foisonnement devant l’anneau de départ ;
- le balourd entre les anneaux, conséquence d’un freinage extrême;
- les pressions-frictions sur les anneaux.
Par là-même, ils allongent les lancers.
Les photographies confirment le constat
mécanique fait à la machine à lancer et les lancers physiques faits sur le terrain.
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